Eglise saint Sulpice

St Sulpice le pieux était Archevêque de Bourges et conseiller de Clotaire II qui le prit comme aumônier et le fit évêque en 624. La première église sur ce site était construite au dessus d’une source, elle tomba en ruine, une autre chapelle fut  construite et tomba aussi en ruine.

Vers 1060 Nivelon 1er fait édifier une église collégiale à la place d’une chapelle trop petite et en ruine, dédiée à St Sulpice où il établit un chapitre de chanoines. De l’église romane du prieuré St Sulpice ne subsiste que la crypte de structure bien conservée au dessus du chœur. La source est encore présente. Sur cette fondation romane fut construite l'église supérieure qui a été remaniée à différentes époques. Le lanternon couronnant la masse du clocher porte la date de 1552. La apte de l’église pour la plupart à été détruite par une torpille allemande en 1918. Une restauration importante a été réalisée pour réparer les dégâts occasionnés par les bombardements de la première guerre mondiale.

Le chœur date du XI° siècle et XIII° siècle avec bas-côtés qui se raccordent assez mal aux 2 nefs égales non voutées des XV° et XVI Siècles. Le plan actuel est assez particulier dans la mesure où la position du clocher déroge sensiblement des plans traditionnels. Situé non en façade ou à la croisée d'un transept, celui de Pierrefonds est au bout de la nef gauche et a certainement été édifié avant celle-ci (au XIII° Siècle). Les fenestrages aveugles que l'on peut voir, dont les proportions et le décor sont du XIVe ou XVe siècle, n'ont été réalisés que pour établir une certaine symétrie entre les deux nefs. Dernier ajout remarquable le, lanternon couronnant la masse du clocher daté de 1552, construit sur le mode Italien de la Renaissance il comprend une cloche dédiée à Marie mère de Dieu, mise en place en 1574.

Dans le bas-côté gauche du chœur se trouvent trois tableaux à fond d’or de la vierge à l’enfant de l’école florentine du XV° siècle. Ils étaient probablement peints par les peintres de l’école de Giotto, en paiement pour leur hébergement et nourriture pendant le trajet au pays bas pour apprendre les nouvelles techniques à l’huile pratiquées par les écoles hollandaises. Ces œuvres ont été offertes par une vielle famille de Pierrefonds.

Principalement sur la face Nord, à l'extérieur, on trouve des rangées de bâtons gravés dans la pierre. Ce sont des marques correspondant aux pèlerinages de familles. Chaque groupe de stries figurait donc   les membres d'une même famille dont on avait célébré les funérailles en ce lieu. Les quelques pierres tombales encore visibles tant à l'intérieur qu'à l'extérieur (y compris la grande pierre noire, posée à l’envers inscription face contre terre, au seuil du portail principal, sont les témoins des inhumations faites dans l'église. Les registres d'état civil du XVIIè siècle notent que de très nombreuses personnes, de toutes conditions, ont été inhumées ici (plusieurs centaines...).

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